Skip to content

Leur domaine d’action est celui de la « biotechnologie », elles créent médicaments, vaccins et appareillages, reconstruisent nos os, régénèrent nos cœurs,  s’attaquent au cancer, à l’arthrose, la fibromyalgie… elles sont primées, cotées en Bourse: ce sont les entreprises wallonnes du pôle de compétence wallon « BioWin » ! Si elles se développent aussi bien, c’est parce qu’au sein de BioWin, elles peuvent s’appuyer sur des laboratoires pointus, sur les universités wallonnes, sur des chasseurs de fonds qui permettent la recherche et le développement, sur des organismes qui valorisent leurs découvertes à l’exportation et sur les autres sociétés du pôle qui créent l’émulation. Coup d’œil sur quelques-unes de ces PME qui développent des thérapies cellulaires et des procédés innovants pour nous maintenir en vie longtemps et en bonne santé. Chez nous, la biotechnologie emploie 16 000 personnes !

La Wallonie rivale des Etats-Unis !

BioWin rassemble les cinq universités francophones (UCL, ULB, ULg, UMons, Université de Namur), 400 unités de recherches universitaires et agréés (soit 11.000 chercheurs), de précieux instituts de recherche comme de Duve Institute, le Ludwig Institute for Cancer Research, le GIGA, l’IMI, le CCMI, l’ICP… et 130 entreprises. Depuis sa naissance en 2006, BioWin a favorisé  le partenariat des PME dont le capital humain est excellent et à forte valeur ajoutée, il a tissé entre elles des liens qui ont suscité l’innovation, il a soutenu les recherches des entreprises de son pôle, il a valorisé leurs résultats, favorisé leur croissance et leur développement, les a aidées à se positionner à l’international… Et aujourd’hui, la Wallonie est en fort bonne position stratégique parmi les biopays mondiaux !

Elle abritait déjà des grands noms comme Baxter (Lessines) qui a réussi à imposer son nom aux perfusions, comme Bic l’a fait aux stylos ; UCB (Bruxelles) célèbre pour son Zyrtec (anti-allergie) ou son Keppra (contre l’épilepsie) ; GlaxoSmithKline (Wavre) leader mondial en vaccins…

Et maintenant, ce sont les PME de dernières générations qui courent vers le succès : grâce à elles, on pourra peut-être bientôt réparer nos cœurs, vaincre le cancer et régénérer tous nos organes…

Bone Therapeutics traite les maladies ostéoarticulaires

1397011Spin-off de l’Université Libre de Bruxelles et créée en 2006, Bone Therapeutics se hisse au rang des plus prometteuses des entreprises actives dans la thérapie cellulaire : elle est d’ailleurs leader européen dans ce secteur ! Sa spécialité est le  traitement des maladies ostéoarticulaires. Autrement dit, à partir de cellules souches adultes du patient, elle produit des cellules ostéoblastiques (responsables de la formation des os) qu’il n’y a plus qu’à réintroduire là où une facture ne se réduit pas bien et ce sans chirurgie invasive ! La technique serait d’application pour l’ostéoporose, l’ostéonécrose, la fusion vertébrale…  Magique ! Bone Therapeutics, qui est implantée à Gosselies et occupe 75 personnes, a fait une entrée remarquée en bourse en février dernier en levant 32,2 millions € alors qu’elle en espérait 27 !  Elle dispose ainsi de moyens pour poursuivre ses recherches. Elle vient aussi de se créer une filiale Bone Therapeutics USA Inc, à Boston-Massachussets, aux États-Unis.

http://www.bonetherapeutics.com/fr

Celyad imite la nature et réoriente les cellules

Celyad 2Avant son entrée en bourse en juin dernier, ce leader en thérapie cellulaire s’appelait « Cardio 3 Biosciences». Dorénavant, dites donc  « Celyad ». La vocation de la PME n’a bien entendu pas évolué : elle se consacre au développement clinique de thérapies cellulaires afin de réduire le taux de mortalité impressionnant  généré par les maladies cardiovasculaires et le cancer.

Aujourd’hui, on arrive à identifier les facteurs qui déclenchent la formation de cellules souches en cellules dédiées au cœur et aux différents organes. Ainsi, les recherches de Celyad lui permettent d’imiter la nature. On prélève des cellules dans la moëlle, on les cultive, on les amène à se différencier en cellules dédiées et on les réinjecte dans l’organe lésé. Celyad travaille aussi sur la modification de cellules : elle les amène à produire des récepteurs qui se fixent sur les cellules cancéreuses pour les tuer. Ce procédé lui a valu un brevet aux Etats-Unis…

Cette société, fondée en 2007  et installée à Mont-Saint-Guibert, est entrée en bourse et a levé 100,1 millions de dollars US. Elle occupe une centaine de personnes.

http://www.celyad.com/accueil.htm?lng=fr

Synolyne et KitoZyme s’allient pour traiter l’arthrose

arthovisc1Synolyne Pharma est la plus récente de ces PME. C’est une spin-off de l’université de Liège, créée en 2012 et dont le lancement, annoncé pour 2017, de l’ « Arthrovisc », capable de soulager l’arthrose, fait déjà l’événement. Ce produit a été développé grâce à la collaboration entre Sylolyne Pharma et KitoZyme, une autre spin-off de l’ULg.  L’Arthrovisc est un hydrogel, qui devient visqueux et s’injecte ainsi particulièrement bien dans les petites articulations du genou. Il est  notamment composé de chitosane, issu des exosquelettes de crustacés, réputé pour ses pouvoirs dans la régénérescence des tissus. Ce traitement représente 42% du marché en Europe et aux Etats-Unis, soit 400 millions € de chiffre d’affaires rien que pour les USA ! Et d’ici 2020, on estime que 100 millions d’Européens souffriront d’arthrose, dont 2 millions de Belges. Une voie royale s’offre donc à Synolyne Pharma ! Jusqu’il y a peu, elle n’employait que trois salariés. Aujourd’hui, ils sont 10 ; un effectif qui devrait être triplé d’ici 5 ans. A cette même époque, le chiffre d’affaires devrait se porter à 10 millions €.

Contact :

www.synolyne-pharma.com

 

Contact : BioWin

Point Centre
Avenue Georges Lemaître, 19
6041 Gosselies
Belgique
Téléphone. : +32 (0)71 376 386
Fax. : +32 (0)71 376 387
Email : contact@biowin.org